Iktomi © Audréane Beaucage

UNE PREMIÈRE ÉDITION RÉUSSIE

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La toute première édition de Scène contemporaine autochtone (SCA) a été présentée en codiffusion avec le OFFTA, du 30 mai au 8 juin 2016. Six spectacles et deux tables rondes ont été intégrées à la programmation du OFFTA tout au long des onze journées du Festival, offrant une visibilité incomparable. La programmation de SCA a connu un immense succès tant public que médiatique. Audacieuse, riche et stimulante, SCA rassemblait des artistes de différentes communautés, en provenance de Montréal et d’ailleurs, installés au Québec, à Toronto, New York et Nipissing. Les performances et les rencontres ont profité de larges auditoires et les spectacles en salle ont été présentés à guichets fermés.

Programme

Cérémonie autochtone de bienvenue

Une cérémonie de reconnaissance du territoire autochtone marquant l’ouverture du Festival, incluant un mot de bienvenue,
des danses et chants traditionnels. (Place Émilie-Gamelin).

Tsekan

Émilie Monnet

Une création au croisement du théâtre, de la musique et de la performance qui allie poésie, langue autochtone et technologie.
Une vision onirique des enjeux du monde d’aujourd’hui. Monument national – Studio Hydro-Québec (3 représentations)

Iktomi-Les Tisserandes

Soleil Launière, Pascale André, Ivanie Aubin-Malo

Trois sœurs reprennent contact pour reconstruire entre elles la trame du tissu brisé de leur histoire.
Une performance présentée pendant toute une journée au parc de la Paix.

Landline :  de Mashteuiatsh à Montréal à Wendake

XOSECRET et Menuentakuan Productions

Une performance interculturelle et inédite pendant deux jours. Par l’intermédiaire de son téléphone intelligent, le participant de Montréal est jumelé à une personne de Mashteuiatsh ou Wendake, pour un échange conversationnel et une visite expérientielle et audio-guidée du territoire.

When the Ice Melts, Will We Drink the Water ?

Une installation vivante, un laboratoire présenté deux soirs au Théâtre d’Aujourd’hui avec la chorégraphe Daina Ashbee.

Une exploration décomplexée du corps de la femme et de nos perceptions.

Post-Performance

Maria Hupfield

Performance et conversation hybride – Maria Hupfield avec l’artiste invitée Alanis Obomsawin. Un échange sur le thème de la réconciliation, la transmission et les forces de guérison (Galerie de l’UQÀM).

Mix-Off

Cris Derksen, violoncelliste et la multi-instumentiste Frannie Holder (Dear Criminals)

Un concert unique, une rencontre inspirante entre une musicienne crie et une artiste allochtone (Place Émilie-Gamelin).

Deux tables rondes

XOSECRET et Menuentakuan Productions

La renaissance des arts autochtones et La performance artistique atteint la masse critique en collaboration avec IPAA – Indigenous Performance Arts Alliance. Bouchées servies par un traiteur autochtone (Café du Monument-National).

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TSEKAN © Gopesa Paquette
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When The Ice Melts
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TSEKAN © Gopesa Paquette
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Cérémonie d’ouverture © Jean-François Boisvenue
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Landline © Camille Légnron
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IKTOMI
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Conversation Action
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Table-ronde
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Table-ronde

Médias

Émilie Monnet est aussi directrice artistique de toute la programmation du volet Scène contemporaine autochtone de l’OFFTA, où se déclineront tant des performances que des projets interactifs et des tables rondes touchant les enjeux de la création autochtone. « C’est l’occasion de montrer à quel point les artistes autochtones ont une pratique très contemporaine et très multidisciplinaire », dit Émilie Monnet.
Entrevue avec Odile Tremblay, LE DEVOIR, 2 juin 2016

« … Les formes traditionnelles sont un puits d’inspiration, mais plus de la moitié des autochtones vivent maintenant en milieu urbain, et une culture est toujours en mouvement, on est donc aussi inspirés par la culture populaire, les technologies, les médias sociaux et les nouvelles formes d’expressions. »
Entrevue d’Émilie Monnet avec Mario Cloutier, LA PRESSE, 4 mai 2016

En collaboration avec les Productions Onishka, l’ajout d’une programmation spécifique d’arts vivants autochtones (Scène contemporaine autochtone) marque, espérons-le, un tournant dans la démarche du festival. La diversité des pratiques embrassées par le OFFTA 2016 témoigne de la complexité identitaire de la scène émergente locale ; complexité identitaire qu’il est nécessaire de promouvoir pour aborder pertinemment un éventail d’enjeux liés aux politiques de l’art vivant.
Maude Johnson, ESSE, 9 juin 2016

Le OFFTA, en collaboration avec la compagnie Onishka et l’artiste Emilie Monnet, s’est montré cette année bien conscient du phénomène et a présenté de nombreux spectacles « autochtones » mais aussi des tables rondes et discussions. Un brassage d’idées qui s’imposait. […] Il faudra en tout cas suivre de près l’évolution de cette scène.
Philippe Couture, VOIR, 13 juin 2016